La maladie et la fin de vie (Isabelle Pitre

La maladie et la fin de vie

La relation qui existe entre notre corps et notre esprit est bien réelle.
Elle est présente en nous, et active à tous les niveaux de la communication, qu’ils soient conscients ou inconscients.

Cette relation relie en fait la matière physique qui nous constitue en
tant que corps humain, à notre sphère émotionnelle ; notre intelligence émotive et intuitive, pour ne former qu’un tout.

Il existe un véritable langage du corps, présent dans chacun des
évènements qui nous perturbent. Ce langage est parfois très fin, et
d’autres fois plus fort dépendamment de l’insistance du corps face au message qu’il veut nous passer, et, de notre capacité, notre ouverture à vouloir l’écouter. Ce que nous avons du mal à comprendre, c’est que ce langage nous indique en avance ce qui s’en vient, et ce que nous avons à faire pour nous éviter le pire ; soit, des brisures qui construiront un terrain propice à la maladie.

Cette intelligence naturelle et complexe qui se manifeste dans chaque cellule de notre être, nous la portons tous également. Ce qui fait souvent défaut, c’est notre capacité à vouloir la reconnaître. Comme si pour nous, ce serait bien trop facile de se maintenir en santé, juste en écoutant religieusement les conseils de ce GPS intérieur.

L'engagement conscient dans la guérison impose de déchiffrer et de
surveiller les système corps-esprit. C’est un engagement envers soi.
Nous avons besoin d’examiner les messages de notre corps du point de vue de leur apparition et de leur clarté, et de nous
interroger sur leur fréquent double sens...

La maladie fait partie de la vie, et elle mène indubitablement à la
mort. Elle n'est ni bien, ni mal, elle est, tout simplement une façon de se réajuster, de comprendre davantage nos besoins, nos rêves, nos désirs. Elle s'installe sans demander notre avis et, nous n'avons
d'autres choix que nous en occuper lorsqu’elle a pris notre corps pour domicile. Nous devons prendre conscience que la partie malade de nous-mêmes nous impose de partir à la recherche d'une nouvelle dynamique. Elle nous signale qu'une partie de notre vie a été oubliée, négligée ou maltraitée et qu'elle demande réparation et considération.

La meilleure attitude à avoir face à la maladie reste dans l’acceptation de sa présence, comme d’un journal personnel qui nous annonce les dernières nouvelles de nos structures plus profondes. La maladie devient alors une période d'introspection, donc un point de départ possible d'un processus de transformation.

Bien vivre sa vie implique qu’on adresse les messages de notre corps au fur et à mesure qu’ils se présentent, et qu’on ne laisse rien trainer au hasard sur son sillage. Nous mourrons comme nous vivons.

Isabelle Pitre, présidente du Réseau des accompagnants en fin de vie

http://www.isabellepitrecoaching.com/

Photo de Isabelle Pitre.

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