Les contre-émotions : l'angoisse

 

 

 

 

Dans la même veine: la peur, l'anxiété, la panique, les phobies.

Des exemples

  • J'entends mon fils se plaidre de son sort et je m'apercois que je deviens angoissée.
  • J'ai été assailli par une bouffée d'angoisse dès que j'ai pénétré dans ces lieux.
  • Chaque lundi, je m'éveille avec un noeud à l'estomac. Si je pense au travail, c'est pire l'angoisse augmente.

Qu'est-ce que l'angoisse?

L'angoisse est un malaise plus ou moins intense s'apparentant à la peur. Mais elle est sans objest et surgit généralement de facon inatendue. Elle peut être momentanée ou s'installer durant de longs moments. L'angoisse est accompagnée d'une pression thoraciue ou d'un serrement à l'estomac. Lorsqu'elle est intense, d'autres réactions physiologiques s'ajoutent: difficulté à respirer, transpiration, palpitations, étourdissement, faiblesse, nausée, etc. A cause de ces réactions, la crise d'angoisse est souvent confondue avec un malaise cardiaque.

L'angoisse peut surgir à l'occasion d'une pensée, au contact d'une personne, en pénétrant dans un lieu, par association avec une odeur. La plupart du temps, nous n'avons pas conscience de ce qui l'a déclenchée, ce qui donne l'impression qu'elle vient de nulle part. Mais l'angoisse a toujours un fondement, elle ne vient jamais de nulle part. C'est le fait de repousser l'expérience qui tend à apparaître à la conscience, qui produit l'angoisse.

Le rejet de ce qui cherche à émerger donne lieu à une bataille intérieure qui prend la forme de l'angoisse. Le grand inconfort que l'on nomme angoisse esten effet le résultat de forces qui s'affortent en nous: celles qui poussent ce qui nous habite à devenir conscient, et celles qui essaient de l'en empêcher. Comme dans le cas de la peur, les glandes surrénales sont sollicitées par l'angoisse. Cela explique l'impression de serrement ressenti au niveau du plexus solaire (noeud à l'estomac).

A QUOI SERT L'ANGOISSE?

Contrairement à la peur, l'angoisse ne semble à première vue reliée à aucun objet. Elle l'est pourtant. Elle surgit en effet lorsque nous négligeons de faire une place à un sentiment qui tente d'émerger en nous, ou à un sujet important qui nous préoccupe. La peur diffuse contenue dans l'angoisse est celle de faire face à ce sentiment ou à cette préoccupation. L'angoisse devrait être considérée comme un signal. Le signal que nous repoussons une partie de nous. Parfois, il s'agit d'une nouvelle expérience:

EXEMPLE 1:

Cela me déplait infiniment d'entendre mon fils se plaidre (le ventre plein), sans trop m'en rendre compte, je repousse la colère qui cherche à frayer un chemin dans mon expérience immédiate. Je deviens soudain engoissé.

L'angoisse peut être récurrente ou persistante. Dans ce cas, c'est le signe que l'émotion ou le sujet de préoccupation est repoussé par à-coups ou de facon continue.

EXEMPLE 2

Je m'éveille en proie à l'angoisse parce que j'empêche toujours ce que je vis par rapport à mon travail d'émerger, je sais que ca ne va pas, mais je m'arrête là dans l'exploration de ce que je vis.

 

Dans cette situation, je ne porte pas attention au signal que l'angoisse me donne, je n'y suis pas réceptive. Si bien qu'elle persistera aussi longtemps que he ne consentirai pas à m'ouvrir à la préoccupation qui tente de se frayer un chemin jusqu'à ma conscience.

L'angoisse est donc un (symptôme) au même titre que sont l'insomnie, les céphalées de tension ou les réactions somatiques provoquées par un contrôle émotionnel telles que les irruptions d'eczéma, le sporiasis, les ulcères d'estomac, certains maux de dos, etc. Elle surgit sans que l'on sache pourquoi parce qu'elle prend la place de l'émotion tenue à l'écart qui, elle contient l'information sur ce qui est vécu. En général, cela survient à l'occasion d'une pensée, d'un contact, ou devant une image, à l'écoute d'une musique, parce qu'ils évoquent le sentiment ou le sujet de préoccupation systématiquement refusé. Nous repoussons une partie de nous parce que nous avons peur d'y faire face. Les émotions que nous repoussons ou les actions que nous pressentons devoir entreprendre nous semblent plus effrayantes que l'angoisse elle-même (C'est impossible, je ne peux pas laisser mon travail). Quoi qu'il en soit, le psychisme ne tolère pas que ces messages ne soient pas pris au sérieux. Si le signal que constitue l'angoisse ne donne pas de résultats, il en créera d'autres. Il développera un autre symptôme pour nous amener à nous pencher sur ce qui ne va pas.

 

QUE FAIRE AVEC L'ANGOISSE

Ce qu'il ne faut pas faire: comme il ne s'agit pas d'une émotion, il ne faut pas tenter de la ressentir. Cela ne fait qu'augmenter et provoquer un affolemetn encore plus grand. Il est également inutile de tenter de l'analyser. A cette étape du processus émotionnel, en effet l'expérience réelle n'ayant pas encore émergé, il y a peu de chances que l'analyse porte fruit. De plus, l'angoisse étant un (défensif) il est impossible  d'effectuer une introspection réellement utile en procédant à son analyse. Tenter de la visualiser n'aura pas plus d'effet, car l'attitude l'attitude de refus par rapport à notre expérience rend difficiles les prises de conscience. Il n'est pas non plus indiqué de chasser l'angoisse, car le signal qu'elle nous donne nous fera alors défaut et nous risquons de perdre notre motivation à chercher ce qui la sous-tend. C'est toutefois l'effet qu'ont sur l'angoisse les médicaments anxiolytiques de nos jours prescrits à profusion: ils la calment ou la font carrément disparaître.

CE QU'IL EST UTILE DE FAIRE

Le plus utile consice à m'interroger sur ce que je tente de repousser. Étonnamment, la réponse apparaîtra rapidement et l'angoisse disparaîtra du même coup. Je serais alors en contact avec un sujet sur lequel j,ai de la prise, même s'il est difficile à affronter. Une fois le sujet conscient, il s'agit de permettre au processus émotionnel de suivre son cours. Si j'aborde ma préoccupation avec ouverture et l'assurance qu'elle est pertinente (même si je ne sus pas à même d'en saisir toute l'ampleur sur le moment), je parviendrai à faire le chemin nécessaire pour régler mon problème de facon optimale.

EXEMPLE 3

Un certain lundi matin, malgré ma crainte, je décide de faire face à ce que cache mon angoisse. Au lieu de m,activer comme d'habitued (je sais que cela fait disparaître momentanément l'angoisse), me dépêchant d'avaler un café pour pouvoir préparer le lunch des enfants les yeux encore collés de sommeil, je décide de prendre quelques minutes de plus au lit.. je respire... car l'angoisse omme d'habitude (c'est l'impression que j'ai) me prive de mon air, je respire donc profondément, car je me rends compte que je suis oppressée. L'inspiration se rend à peu près au milieu du torax. Je maintient une respiration profonde et lente, jusqu'à ce que la pression toracique disparaisse. C'est difficile, mais je persévère. Ce faisant, j'accepte de laisser monter ce qui apparaît à ma connaissance. Au lieu de repousser les pensées déplaisantes au sujet de mon travail, comme je le fais toujours, le les laisse se dérouler dans mon esprit, une à une, sans les censurer: maigre salaire, travail qui m'ennuie. Je cours toujours: à la gargerie le matin, à la garderie le soir, les emplettes le midi, le dîner à préparer le soir. La culpabilité: je n'ai pas le temps à consacrer à mes enfants, mon mari et moi avons l'impression de diriger une entreprise au lieu d'avoir une vie de couple.. On se dit: Ca finira un jour. Mais quand? Je peux pas laisser mon travail! Avec cette affirmation sortie comme une flèche(que je connais bien, car mon mari et moi ne cessons de dire que nous avons besoin de nos deux salaires), l'angoisse apparaît de nouveau. Ma respiration  s'est écourtée. Je me sens mal physiquement... comme accablée, impuissante. J'inspire de nouveau profondément, j'essaie d'ouvrir mon corps pour que le flot émotionnel continue de suivre son cours. Petit à petit, mon thorax est moins comprimé. Je me sens terriblement découragée devant l'ampleur du problème. Je sais que j'en ai assez de cette vie, que c'est ainsi depuis longtemps et que je n'ai pas de solution momentanée. Mais ce qui est nouveau, c'est que je veux maintenant m'arrêter au problème, y réfléchir calmement et tenter d'y trouver une solution. Et malgré l'ampleur de la question, je suis soulagée. Mon angoisse a disparu. Je suis plutôt en contact avec l'écoeurement que provoque en moi la situation.

Rien ne dit que l'angoisse de reviendra pas. Mais pour le moment, je suis en contact avec la question que je repoussais, elle n'a donc pas de reaison de m'habiter. Cela dit, si je remets la solution à mon problème aux calendes grecques, il est certain que l'angoisse réapparaîtra. Elle me signalera que je continue de mettre de côté ce sujet crucial.

 

A suivre.. l'anxiété

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